Quarante ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) constate que la radioactivité dans les sols et certaines denrées demeure plus élevée que la moyenne dans des régions françaises spécifiques, qualifiées de "zones de rémanence élevée". Ces zones, dispersées à travers le territoire, incluent des secteurs comme les Vosges, l'Alsace, la vallée du Rhône, le Puy-de-Dôme, l'est de la Corse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Pyrénées-Atlantiques. Bien que les concentrations de césium 137 et de strontium 90 diminuent globalement, les denrées forestières telles que les champignons et la viande de gibier conservent des niveaux élevés de césium 137 sur de longues périodes, avec une variabilité spatiale notable même au sein des communes.