La circulation dans le détroit d'Ormuz reprend timidement suite à un accord de cessez-le-feu, mais le décongestionnement est loin d'être atteint, avec environ 800 navires encore bloqués, dont 47 très grands pétroliers et 9 transporteurs de gaz. Téhéran envisage d'instaurer un droit de passage, une mesure qui pourrait significativement impacter le cours mondial du pétrole et du gaz, potentiellement rapportant 64 milliards de dollars par an. Avant le conflit, 15 millions de barils transitaient quotidiennement par ce détroit, et bien que des routes alternatives existent, 7 millions de barils restent dépendants de ce passage. L'Iran exerce un contrôle sur le cours du pétrole, mais la situation demeure volatile, dépendant de la fragilité du cessez-le-feu et de la volonté des transporteurs de reprendre le risque.