Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la Chine, qui importe plus d'un million de barils de pétrole iranien par jour, s'inquiète pour son approvisionnement. Pour contourner les sanctions américaines, Pékin traite ce pétrole dans un réseau de petites raffineries, surnommées "raffineries théières", qui fonctionnent en dehors des circuits financiers internationaux. Cependant, après plus de dix jours de conflit, l'activité de ces usines est considérablement réduite, comme en témoigne une raffinerie de la société Chen Sing dans la province du Shandong, qui a cessé de vendre du carburant, entraînant une forte augmentation des prix. La Chine cherche à maintenir discrètement ses importations, comme le prouve l'intervention de la police auprès d'une équipe de journalistes de franceinfo.