Jean-Jacques Purusi Sadiki, gouverneur du Sud-Kivu, a déclaré le jeudi 2 avril 2026 que le Rwanda et ses supplétifs de l'M23 ne quitteront pas l'Est de la République démocratique du Congo sans y être contraints par des pressions diplomatiques, politiques ou militaires. Il a souligné que malgré les accords de Doha et de Washington suggérant des zones de retrait, les forces de l'M23 n'ont effectué que des retraits limités, s'arrêtant à Lemera et Sange au lieu des distances prévues. Le gouverneur a attribué cette réticence à des intérêts économiques majeurs liés aux vastes ressources minières du Sud-Kivu, estimant que la province pourrait être quatorze fois plus riche que le Grand Katanga en minerais stratégiques, dont une partie est déjà exploitée illégalement par environ 1 750 entreprises chinoises transitant par le Rwanda.