Au Liban, les bouchons ne riment plus avec frustration, mais avec espérance. Depuis le cessez-le-feu du 21 juin, des milliers de réfugiés internes – plus d'un million selon les estimations – ont pris l'autoroute côtière vers Tyr, dans le sud du pays. Les voitures, chargées de matelas et d'ustensiles de cuisine, avancent lentement mais dans une ambiance optimiste. Hassan, sa famille et des habitants comme Joumana, qui agite un drapeau du Hezbollah par la fenêtre, expriment leur soulagement. "Notre maison a été frappée, mais on peut y vivre !", lance Hassan, tout en reconnaissant que la trêve reste fragile et que le retour pourrait être temporaire si la guerre reprend.