Depuis l’arrivée massive de migrants à Ceuta il y a un mois, des centaines de femmes et de jeunes filles, dont 760 mineures selon le gouvernement espagnol, demeurent dans l’enclave. La justice espagnole a recensé 23 cas de violences sexuelles, dont cinq viols, impliquant des victimes âgées de 14 à 17 ans pour neuf d’entre elles. Sur huit auteurs présumés, quatre sont marocains, trois espagnols et un belge. Face à cette situation, des associations de quartier ont installé des camps de fortune, comme sur un terrain de football dans le quartier Principe Alfonso ou près de la mosquée Sidi Embarek, où près de 400 femmes sont hébergées sans accès aux hommes.