Les expulsions de la France vers l'Algérie ont repris de manière discrète mais significative, après une visite du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, à Alger en février. Cette reprise est rendue possible par la délivrance de laissez-passer consulaires par les autorités algériennes, documents essentiels pour l'exécution des obligations de quitter le territoire français (OQTF). Cette évolution intervient après une période de tensions diplomatiques entre les deux pays. La reprise progressive des retours, avec par exemple sept personnes éloignées en une journée récente, témoigne d'une relance du dialogue opérationnel. Côté français, l'objectif est de rendre effectives les décisions d'éloignement, souvent bloquées par le passé, tandis que l'Algérie y voit une démarche prudente de normalisation des relations bilatérales, malgré des points de friction persistants.