Une étude conjointe des universités australienne et suédoise, publiée le 20 avril, révèle que les saumons exposés à la cocaïne et à son métabolite, la benzoylecgonine, nagent considérativement plus que leurs homologues non exposés. Les chercheurs ont étudié une centaine de saumons sauvages de l'Atlantique dans le lac Vättern, en Suède. Les résultats indiquent que les poissons affectés par la cocaïne parcourent une distance hebdomadaire 1,9 fois supérieure à la normale, tandis que ceux exposés à la benzoylecgonine nagent en moyenne 12,3 kilomètres de plus. Cette découverte souligne le risque croissant que représente la pollution pharmaceutique pour la biodiversité aquatique et la nécessité d'améliorer le traitement des eaux usées, comme l'ont souligné les auteurs de l'étude, Marcus Michelangeli et Michael Bertram.