Le sud du Liban est confronté à une crise humanitaire imminente, exacerbée par les bombardements israéliens et l'impossibilité pour les convois humanitaires d'atteindre les villages isolés, comme Debel. Le 5 avril, un convoi de 40 tonnes de médicaments et de denrées, destiné à ce village chrétien près de la frontière israélienne, a été annulé par la Finul pour des raisons de sécurité, suscitant l'inquiétude des associations et des responsables religieux. Les habitants de Debel, encerclés par les combats, craignent l'épuisement de leurs provisions d'ici une dizaine de jours, rendant la vie en périphérie trop dangereuse et empêchant l'accès aux terres agricoles. Pendant ce temps, environ un million et demi de chrétiens ont célébré Pâques à Beyrouth, malgré l'intensification des frappes israéliennes dans la banlieue sud de la capitale, qui ont fait au moins cinq morts et 52 blessés.