La cour criminelle de Paris a ordonné ce vendredi 6 mars le jugement par défaut et à huis clos de l'islamologue suisse Tariq Ramadan, 63 ans, accusé de viols sur trois femmes entre 2009 et 2016 à Lyon et Paris. Un mandat d'arrêt a été délivré contre lui, absent depuis le début de son procès lundi, sa défense ayant invoqué une "poussée" de sclérose en plaques pour justifier son hospitalisation à Genève. Cependant, des experts médicaux mandatés par la justice ont conclu à la stabilité de sa maladie, réfutant cet argument. Les quatre avocats de Ramadan ont quitté l'audience, dénonçant une "parodie de justice", tandis que l'accusation a qualifié son absence de "dérobade" et de "lâcheté". Ramadan, déjà condamné en Suisse, encourt 20 ans de réclusion.