Tunisie | Le recours à la dette intérieure n’est pas la panacée 04.07.2026

Les finances publiques tunisiennes se tournent de plus en plus vers l'emprunt intérieur pour combler le déficit budgétaire, une stratégie que l'expert Larbi Benbouhali qualifie de potentiellement préjudiciable à l'économie réelle. Cette tendance s'intensifie suite à une réunion entre la ministre des Finances et les dirigeants bancaires, les incitant à soutenir le budget 2026, qui prévoit un déficit de plus de 11 milliards de dinars sur des dépenses totales de 63,6 milliards. Benbouhali met en garde contre un "effet d'éviction" où les banques privilégient les bons du Trésor, réduisant ainsi le crédit disponible pour les entreprises privées, essentiel à l'investissement et à l'emploi. Il attribue cette situation à des facteurs structurels comme le déficit budgétaire persistant, le coût des subventions et une économie informelle importante, estimée à 40% de l'activité économique. Pour remédier à cela, des réformes structurelles telles que la rationalisation des dépenses et l'élargissement de l'assiette fiscale sont préconisées pour libérer des ressources bancaires au profit du secteur productif.















