Tunisie | L’ingénierie, un impératif de souveraineté nationale 06.04.2026

La Tunisie, confrontée à des déséquilibres économiques et à une pression sur ses finances publiques, doit impérativement valoriser ses ingénieurs pour assurer sa souveraineté nationale, particulièrement dans le cadre de son plan de développement 2026-2030. Chaque année, le pays forme environ 8 000 ingénieurs, mais entre 6 000 et 6 500 émigrent, représentant une perte de capital humain et une subvention déguisée aux pays riches. Cette fuite des cerveaux compromet l'autonomie technologique, la transition énergétique et la cybersécurité. Pour briser la dépendance aux énergies fossiles, l'ingénierie est cruciale pour maîtriser les énergies renouvelables et l'hydrogène vert. Les raisons de cette émigration incluent des salaires dérisoires, des structures économiques sclérosées et un manque de projets stimulants, ainsi qu'une déconnexion entre le monde académique et le secteur productif. Pour retenir ces talents, des réformes systémiques sont nécessaires, axées sur le soutien à l'innovation, la facilitation des investissements de rupture et la refonte du lien université-entreprise.















