Tunisie | Pour une économie politique de l’investissement 23.05.2026

Face à une ère de rareté globale et d'impréparation, la Tunisie se distingue négativement par son inaction, contrastant avec des pays comme la Nouvelle-Zélande, l'Australie, le Japon et l'Union européenne qui sécurisent activement leurs approvisionnements stratégiques en investissant dans des actifs physiques essentiels. L'article souligne la chute drastique de la formation brute de capital fixe (FBCF) en Tunisie, passant de 25 % à moins de 12 % du PIB entre les années 2000 et aujourd'hui, un taux symptomatique d'une économie en dépression, comparé au Maroc (30 %) et à l'Éthiopie (plus de 35 %). L'auteur critique une "économie politique de la siesta" tunisienne, privilégiant la consommation importée et la rente au détriment de l'offre et de l'investissement productif. Il appelle à une politique de l'offre, axée sur la productivité et l'investissement, pour assurer la souveraineté et la prospérité réelles, plutôt que de compter sur des discours nationalistes ou l'aide extérieure.














