Le vendredi 1er mai, une cour d'appel fédérale américaine a provisoirement suspendu l'envoi postal de la mifépristone, la pilule abortive la plus utilisée aux États-Unis, à la demande de la Louisiane, un État aux lois très restrictives sur l'avortement. Cette décision, qui s'applique à l'ensemble du pays, conteste la levée par la FDA en 2023 de l'obligation de délivrance en personne du médicament, invoquant des risques potentiels non reconnus par la science. Elle contredit un jugement d'avril et restreint davantage l'accès à l'IVG, alors que plus d'un quart des interruptions de grossesse se font par télémédecine. Danco Laboratories, l'un des deux distributeurs, a annoncé son intention de saisir la Cour suprême en urgence, dénonçant un "chaos immédiat".