Des criminels sexuels en série comme Dominique Pelicot et Joël Le Scouarnec, condamnés à vingt ans de prison, ont systématiquement documenté leurs crimes via des milliers de vidéos, photos et journaux intimes. Ces "testaments criminels" ont permis d'identifier des centaines de victimes et des complices. Selon des experts psychiatres, cette pratique, bien que minoritaire, répond à une logique de "resavourer" l'expérience, de contrôle absolu sur la victime réduite à un "objet sexuel", et de collection fétichiste. L'archivage méticuleux, souvent classé par date, constitue un "trophée" et une preuve de domination, renforçant un sentiment de toute-puissance et d'impunité qui, paradoxalement, a conduit à leur arrestation.