Des étudiants en droit de l'Université de Kinshasa (UNIKIN) estiment qu'il est inopportun de modifier la Constitution de la RDC, particulièrement pendant l'état de siège partiel dans l'Est du pays. Ils soulignent que la Constitution elle-même prévoit des modalités de révision à l'article 220, mais que le moment actuel, marqué par des conflits et des crises économiques, n'est pas propice à de tels changements. Certains étudiants, comme Marcelin Kombe et Fred Musaba, avancent que des articles comme le 217, qui pourrait impliquer une cession de souveraineté, sont à la base de l'insécurité. Michael Mulaya Nzeba distingue le changement de la révision, affirmant que le premier implique un basculement vers une autre République, tandis que la révision n'est qu'une retouche d'articles. Il craint que la non-participation des Congolais de l'Est à un référendum puisse attiser les tensions et mener à la proclamation d'une République du Kivu. Seule Emeraude Ngalula considère légitime de réformer la constitution si les lois sont inadaptées, mais doute que le problème réside dans le texte lui-même plutôt que dans son application.