"Une population précieuse pour les hôpitaux publics": la France peut-elle se passer des médecins étrangers? 01.05.2026

Le gouvernement français s'apprête à réformer le statut des Praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue), confrontés à un système jugé dysfonctionnel, marqué par la précarité et des conditions de travail et de rémunération inférieures à celles des médecins européens. Ces professionnels, dont le nombre a doublé depuis 2010 pour atteindre plus de 30 000, sont indispensables au fonctionnement des hôpitaux publics, notamment dans les zones rurales et en Île-de-France, et comblent les manques dans des spécialités critiques comme la chirurgie ou la psychiatrie. Majoritairement diplômés du Maghreb, près de 20 000 Padhue travaillent dans des conditions précaires, avec des concours d'équivalence difficiles à réussir malgré leur expérience, une situation qu'Emmanuel Macron a qualifiée d'aberrante. L'enjeu est d'assurer la qualité des soins, l'équité envers les médecins formés en France et de mettre fin à l'exploitation de ces professionnels dont le pays a grandement besoin pour maintenir l'offre de soins.














